Sure as I need charms to tempt me,
I need new chains to break free
Love for an instant, then be gone for a while
Marvel, run, run and hide, alike the cancer from the tide

Because away from all of what’s consistent and real
Is a place for innocents who bent life to their will,
A mind-crafted garden letting rivers of wine
Flow down to ones’ throat and reveal him the child

As my inner garden gave me these grapes to feed
I grew forever young by the rivers’ stream
I danced upon bridges over the flowing wine
Drowning my memories, scaring me just fine

Sure as my head was to lose the memories
I planted in my mind a forest of ideas
Some growing fast and sharp, others slowly wide
All branches intertwined by my poetry’s vine

Then I left the garden, seeking for relief
Brought along nothing but a single maple leaf.
Still I return and take a sip, every once in a while,
Of this wine that made me sick, as it made me free and wild.

A place where one is being held free might be no place for exile

Publicités

Chacun à son rythme, les fils du monde moderne vont régulièrement s’assourdir en ingérant de grandes quantités d’alcool, de tabac dans n’importe quel débit de boisson équipé d’au moins 10kg de son. Les plus adeptes de l’auto-destruction pousseront le vice jusqu’aux drogues plus dures à supporter pour le corps et l’esprit. l’objectif? Nonchalance, indifférence ou surdité éphémère au cris du monde suintant d’injustice et d’absurdité.

Les citadins apprécient d’autant plus ces séances d’oubli de soi et de moindre considération de leur entourage, de par leur habitude au bruit ambiant que génèrent les villes. Une oreille suffisamment maltraitée le samedi soir, garantit un dimanche matin d’une tranquillité provinciale et attendra patiemment mardi pour se réouvrir au bordel sonore dont elle a coutume : des murmures des canalisations dans les murs, aux sirènes de l’ordre et du secours civil en passant par toute la ribambelle d’autres participants au tintamarre urbain ambiant.

C’est un sentiment d’assurance noyée dans un léger brouillard qui gagne nos fils au sortir d’un week-end mouvementé.

Une sentiment de quiétude qui, comme je vous le disais, disparu le mardi, se voit remplacé par un besoin de renouveau dès le mercredi. Nos fils se font patience. Patience puisque violence ne tarde jamais trop. Jeudi, rien d’extravagant. Le quart d’heure estudiantin, une brève tournée des bars, permettra d’abasourdir la rumeur du vendredi. Mais surtout de se remettre en jambe. Il s’agit de maîtriser le débit, reprendre en main une grosse demie semaine de jeun. Petit jeudi, Vendredi affirmé puis confirmé, avant Le Grand Samedi.

Samedi où tout se joue avec toujours autant de récurrence. Il n’y a que dans le dépassement de soi qu’on trouve le confort de ses illusions et la paix de son exploit. Fierté, honneur et performance sont de mise, quand le groupe soutient et surveille. Que tout le monde rigole en s’assurant le plus calme et tranquille des repos acoustiques, jusqu’à mardi prochain. Bonne nuit.

Réfollution

Publié: 13/01/2012 dans des histoires?, Réflexions

l fut un temps dans ma belle France où les gens aux idées nouvelles et progressistes avaient eu la bonne idée de se défaire des autres gens aux autres idées. Pas toutes les autres idées. Seulement celles qui s’opposaient fermement aux leurs. Celles de l’ordre établi qui les faisait taire.

les gens aux nouvelles idées n’en n’avaient pas spécialement après les gens dont ils voyaient l’utilité manifeste à la société. Mais après leurs idées. Et comme les idées ont pour habitude de fleurir dans les têtes, ils convinrent de séparer chaque tête mal-pensante de son corps d’attache. Les têtes à la dérive finissaient dans des paniers, rangées, afin d’éviter que les idées ne s’éparpillent.

ça marchait plutôt bien.

Mais à force, les gens qui ne se pensaient ni pour, ni contre, bien au contraire de la lutte des idées, jugèrent la méthode de tri un tant soit peu barbare. Les autres gens, qui trouvaient normal de soigner l’étroitesse d’esprit par l’absence de tête, les pointèrent du doigt vengeur de la justice nouvelle. Ils étaient jeunes ces gens… Leurs idées aussi. Mais ils n’étaient pas si cons. Ils avaient bien remarqué qu’une fois qu’on avait séparé un dissident de sa tête, son corps servait assez mal la cause. Ils épargnèrent donc les étriqués du peuple en déclarant que le gros du tri était derrière. Ils faisaient ça pour eux après tout.

Après quoi, ils demandèrent l’avis de chacun des types qu’ils étaient sur le point de zigouiller pour manque de capacités intellectuelles à voir clairement à quel point ils avaient raison. Tous, autant qu’ils étaient pouvaient choisir un nouveau chef. Et comme la tradition le voulait : il était clair dans la boite à idées de chacun des gens du peuple, que le chef : c’était le plus fort. Et comme le plus fort c’était celui qui avait l’air de dire qui gardait sa tête et qui se faisait ranger les idées, ils votèrent pour ce mec là.

Le mec, modeste, a profité un moment, s’est amusé à tout déranger, re-ranger, puis a passé la main au suivant : un mec qui avait compris qu’il fallait avoir l’air du plus fort pour être le prochain chef.

Depuis, les méthodes ont changé. Les gens du peuples ont le droit d’avoir des idées plus ou moins en faveur du chef sans qu’on leur enlève la tête du corps, c’est d’ailleurs comme ça qu’ils choisissent les chefs. Ils comptent combien de personne sont d’accord avec tel représentant de telles idées et celui qui est d’accord avec le plus de gens, gagne la partie et devient chef.

Mais c’est pas facile. Faut pas se faire avoir, ni les gens par les représentant mensongers ni le vice versa. Il arrive aux représentant de promettre deux choses opposées, et ça, ça coince dans la boite à idées des gens du peuple.

Enfin, ça ne change pas grand chose en soi. C’est toujours celui qui a le plus l’air du chef qui finira par le devenir. Celui dont les idées sont les plus simples, les plus accessibles. Après il faut savoir se vendre, avec ses idées simples, mais ce n’est pas très difficile. La plupart des gens qui comprennent des idées simples, ne cherchent pas à comprendre les idées plus complexes. Alors on en reste là. Il y a des gens aux idées compliquées qui arrivent très bien à faire passer des messages simples. Par contre, les gens aux idées simples, ne se rendent pas compte à quel point les idées des chefs sont compliquées. C’est dommage. Parce que c’est le chef qui prendra les décisions à l’avenir. et si l’on ne le connaît que simplement, gare aux mauvaises surprises.

Surtout quand on demande au peuple « qu’est-ce que vous voulez? pour vous? » et que chacun répond « voilà ce que je veux, pour moi! « , sans un seul écho unanime de « voilà ce que nous voulons pour nous… »

chose qui n’arriverait pas si les chefs restaient des chefs, avec un peuple à charge, et si le peuple se contentait d’être le peuple avec tout un tas de belles choses auxquelles penser, plutôt que d’imaginer mieux faire le métier d’un autre. Est-ce que les présidents s’invitent chez les musiciens pour leur apprendre comment jouer ou, à la rigueur, diriger l’orchestre? Non! Et bien pourtant, il y a des acteurs qui finissent présidents ou gouverneurs : rois de l’impro ou pantins, dans les deux cas, il y a usurpation de rôle et vote de façade.

Alors si les dirigeants en ont marre de la démocratie au point de devoir la déguiser et que moi même, du peuple, n’en peu plus d’écouter mes camarades brailler leurs « moi je veux!  » unanimes, dans l’erreur sans équivoque, qu’est-ce qu’on attend pour changer?

Il faut avancer.

On pourrait séparer les mauvaises idées des bonnes dans la tête de chacun…

gâteau du dimanche

Publié: 13/01/2012 dans Uncategorized

Quand les gros endimanchés mangent des grosses parts de gâteaux qu’ils n’ont pas cuit mais dont ils ont prétendument fourni la farine, la levure, le chocolat, le yaourt, ainsi que le four l’électricité et la formation du pâtissier nécessaires à la confection des mêmes gâteux qu’ils bâfrent généreusement…

Quand les gros endimanchés mangent de grosses parts de gros gâteaux qu’ils ne sauraient préparer, c’est humain, c’est pour chier de grosses merdes qu’ils ne sauraient nettoyer.

C’est l’histoire d’un loup affamé

Qui se dit

Que la grande ripaille

Attend la canaille

Décharnée de son acabit

Au sein même de la bergerie.

Le genre de loup qui se veut solitaire

Mais qui accepte, grégaire,

La compagnie de ses amis

Et congénères.

« Vaille que vaille, j’y entrerai ! »

Se répétait le glapissant

Au coups de mousquet

Du paysan.

« Ils verront bien

Naïfs innocents

Dont coulera le sang

Lors du festin… »

Point d’entrée fracassante

Pour un loup rusé comme lui

Et c’est couvert d’une peau de brebis

Qu’il faufile sous la barricade

Sa maigre ossature famélique.

« Tout vient à point à qui sait attendre.

Tout est question de timing ! »

Se répétait-il, la bave aux babines.

Salive pendant à la canine truande.

La laine qu’il portait lui allait comme un gant

Un gant qui broute et qui suit

Et qui attend dans l’ombre

L’occasion de sa vie

Pour dévoiler au jour

Ses noirs dessins cannibales

(Qu’il n’est pas, l’autre animal,

Ni herbivore, ni rien de cela !)

Sauf quand patience le mène au pas

Par la dalle qui pousse au ventre :

Broutons donc ! en attendant…

Ça a finit par faire longtemps

Que le loup jadis en chasse

Sous couvert de l’ennemi

Attendait le bon moment

Pour se rassasier

Remplumer sa carcasse

Tout dévorer !

À force de bouffer de l’herbe,

À suivre et à bêler

Le béat bas des ovinés

(Le moutonnage contemplatif)

Lui colla à la peau

À la fourrure de nuit

Oubliée, comme ce qui

Autrefois fut l’objectif

L’entreprise de moins d’une vie !

Il finit par en crever

Mort de faim à bêler de concert

Avec les autres mammifères

À poil laineux.

Son poil de nuit

Chaque jour pluvieux, plus vieux,

Se ternit et adopta

Sa couverture d’apparat.

Il est mort broutant-bêlant

Celui qui rêvait de festin.

C’est un bien triste destin

Qui lui a limé les dents,

Sans jamais lui couper la faim…

Soigner le mal par le mal

Publié: 12/01/2012 dans Poésies
Tags:

Soigner le mal par le mal, c’est des excuses !

Le chagrin par l’alcool,

La douleur par les coups,

La fracture par la colle,

Les martyrs par les clous.

Soigner le mal par le mal, c’est des excuses !

L’œil par la dent,

La dent par la morsure,

La morsure par le sang,

Le sang par la bavure.

Soigner le mal par le mal, c’est des excuses !

Le manque par l’effort,

L’effort par la flemme,

La raison par le tord,

Le tord par la haine.

Soigner le mal par le mal, c’est des excuses !

La bêtise par l’ignorance,

L’ignorance par la foi,

La foi par la science,

La science parle de ça :

Soigner le mal par le mal, c’est des excuses !

La guerre par la guerre,

Le temps par le temps,

C’est des excuses

Dont on abuse

Toujours autant !

Ecrire?

Publié: 08/01/2012 dans des histoires?

Que se passe-t-il quand moi, gamin, usant la corde de mon avenir à coups de syndrome de Peter Pan, que ce passe-t-il lorsque j’écris?

Mes rêves rongeurs s’attaquent une fois de plus à ma réalité et la grignotent de toutes parts. Dans mes doigts le stylo devient plume. Dans mes yeux et mes oreilles le monde change et l’air se parfume de justesse. De ce parfum que le monde a quand je prend le temps de l’apprécier seul. De ce parfum que le monde a quand il s’offre aux délires de mon imagination. Le temps lui aussi finit par être grignoté. si bien qu’en partant, mes rêves me laissent dans une tristesse inconsolable. Les oiseaux ne chantent pas plus, mais leur silence n’est plus le même.