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Réfollution

Publié: 13/01/2012 dans des histoires?, Réflexions

l fut un temps dans ma belle France où les gens aux idées nouvelles et progressistes avaient eu la bonne idée de se défaire des autres gens aux autres idées. Pas toutes les autres idées. Seulement celles qui s’opposaient fermement aux leurs. Celles de l’ordre établi qui les faisait taire.

les gens aux nouvelles idées n’en n’avaient pas spécialement après les gens dont ils voyaient l’utilité manifeste à la société. Mais après leurs idées. Et comme les idées ont pour habitude de fleurir dans les têtes, ils convinrent de séparer chaque tête mal-pensante de son corps d’attache. Les têtes à la dérive finissaient dans des paniers, rangées, afin d’éviter que les idées ne s’éparpillent.

ça marchait plutôt bien.

Mais à force, les gens qui ne se pensaient ni pour, ni contre, bien au contraire de la lutte des idées, jugèrent la méthode de tri un tant soit peu barbare. Les autres gens, qui trouvaient normal de soigner l’étroitesse d’esprit par l’absence de tête, les pointèrent du doigt vengeur de la justice nouvelle. Ils étaient jeunes ces gens… Leurs idées aussi. Mais ils n’étaient pas si cons. Ils avaient bien remarqué qu’une fois qu’on avait séparé un dissident de sa tête, son corps servait assez mal la cause. Ils épargnèrent donc les étriqués du peuple en déclarant que le gros du tri était derrière. Ils faisaient ça pour eux après tout.

Après quoi, ils demandèrent l’avis de chacun des types qu’ils étaient sur le point de zigouiller pour manque de capacités intellectuelles à voir clairement à quel point ils avaient raison. Tous, autant qu’ils étaient pouvaient choisir un nouveau chef. Et comme la tradition le voulait : il était clair dans la boite à idées de chacun des gens du peuple, que le chef : c’était le plus fort. Et comme le plus fort c’était celui qui avait l’air de dire qui gardait sa tête et qui se faisait ranger les idées, ils votèrent pour ce mec là.

Le mec, modeste, a profité un moment, s’est amusé à tout déranger, re-ranger, puis a passé la main au suivant : un mec qui avait compris qu’il fallait avoir l’air du plus fort pour être le prochain chef.

Depuis, les méthodes ont changé. Les gens du peuples ont le droit d’avoir des idées plus ou moins en faveur du chef sans qu’on leur enlève la tête du corps, c’est d’ailleurs comme ça qu’ils choisissent les chefs. Ils comptent combien de personne sont d’accord avec tel représentant de telles idées et celui qui est d’accord avec le plus de gens, gagne la partie et devient chef.

Mais c’est pas facile. Faut pas se faire avoir, ni les gens par les représentant mensongers ni le vice versa. Il arrive aux représentant de promettre deux choses opposées, et ça, ça coince dans la boite à idées des gens du peuple.

Enfin, ça ne change pas grand chose en soi. C’est toujours celui qui a le plus l’air du chef qui finira par le devenir. Celui dont les idées sont les plus simples, les plus accessibles. Après il faut savoir se vendre, avec ses idées simples, mais ce n’est pas très difficile. La plupart des gens qui comprennent des idées simples, ne cherchent pas à comprendre les idées plus complexes. Alors on en reste là. Il y a des gens aux idées compliquées qui arrivent très bien à faire passer des messages simples. Par contre, les gens aux idées simples, ne se rendent pas compte à quel point les idées des chefs sont compliquées. C’est dommage. Parce que c’est le chef qui prendra les décisions à l’avenir. et si l’on ne le connaît que simplement, gare aux mauvaises surprises.

Surtout quand on demande au peuple « qu’est-ce que vous voulez? pour vous? » et que chacun répond « voilà ce que je veux, pour moi! « , sans un seul écho unanime de « voilà ce que nous voulons pour nous… »

chose qui n’arriverait pas si les chefs restaient des chefs, avec un peuple à charge, et si le peuple se contentait d’être le peuple avec tout un tas de belles choses auxquelles penser, plutôt que d’imaginer mieux faire le métier d’un autre. Est-ce que les présidents s’invitent chez les musiciens pour leur apprendre comment jouer ou, à la rigueur, diriger l’orchestre? Non! Et bien pourtant, il y a des acteurs qui finissent présidents ou gouverneurs : rois de l’impro ou pantins, dans les deux cas, il y a usurpation de rôle et vote de façade.

Alors si les dirigeants en ont marre de la démocratie au point de devoir la déguiser et que moi même, du peuple, n’en peu plus d’écouter mes camarades brailler leurs « moi je veux!  » unanimes, dans l’erreur sans équivoque, qu’est-ce qu’on attend pour changer?

Il faut avancer.

On pourrait séparer les mauvaises idées des bonnes dans la tête de chacun…

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C’est l’histoire d’un loup affamé

Qui se dit

Que la grande ripaille

Attend la canaille

Décharnée de son acabit

Au sein même de la bergerie.

Le genre de loup qui se veut solitaire

Mais qui accepte, grégaire,

La compagnie de ses amis

Et congénères.

« Vaille que vaille, j’y entrerai ! »

Se répétait le glapissant

Au coups de mousquet

Du paysan.

« Ils verront bien

Naïfs innocents

Dont coulera le sang

Lors du festin… »

Point d’entrée fracassante

Pour un loup rusé comme lui

Et c’est couvert d’une peau de brebis

Qu’il faufile sous la barricade

Sa maigre ossature famélique.

« Tout vient à point à qui sait attendre.

Tout est question de timing ! »

Se répétait-il, la bave aux babines.

Salive pendant à la canine truande.

La laine qu’il portait lui allait comme un gant

Un gant qui broute et qui suit

Et qui attend dans l’ombre

L’occasion de sa vie

Pour dévoiler au jour

Ses noirs dessins cannibales

(Qu’il n’est pas, l’autre animal,

Ni herbivore, ni rien de cela !)

Sauf quand patience le mène au pas

Par la dalle qui pousse au ventre :

Broutons donc ! en attendant…

Ça a finit par faire longtemps

Que le loup jadis en chasse

Sous couvert de l’ennemi

Attendait le bon moment

Pour se rassasier

Remplumer sa carcasse

Tout dévorer !

À force de bouffer de l’herbe,

À suivre et à bêler

Le béat bas des ovinés

(Le moutonnage contemplatif)

Lui colla à la peau

À la fourrure de nuit

Oubliée, comme ce qui

Autrefois fut l’objectif

L’entreprise de moins d’une vie !

Il finit par en crever

Mort de faim à bêler de concert

Avec les autres mammifères

À poil laineux.

Son poil de nuit

Chaque jour pluvieux, plus vieux,

Se ternit et adopta

Sa couverture d’apparat.

Il est mort broutant-bêlant

Celui qui rêvait de festin.

C’est un bien triste destin

Qui lui a limé les dents,

Sans jamais lui couper la faim…

How to

Publié: 08/01/2012 dans Lyon au milieu du Reste, Réflexions

I could tell you how to plant a tree, how to be happy, how to wake up at night and sleep in the afternoon, how to write in the morning,  how to breath what I breath.

How to inhale friendship, exhale melancholy. How to become the dog you’re facing, how to think about ancient wooden structures when you’re reading a book. How to become this unstoppable thinking machine that never thinks straight. How to take forgotten paths inside your mind and how to forget the usual ones. How to learn and never remember. How run for the distance. How to scream for speed. How to jump and break before you land. How to open yourself to others, like a flower opens to bees. How to take a bit of everyone you meet and keep them safe inside your soul. How to turn sadness into liquid fire. How to imagine colors you’ve never seen. How to dance without any restrictive codes. How to stay the child you were. How to hear music that’s never been played. How to feel like a turtle among apes. How to become one of the mass. How to live for and through them. How to break that balance and find yourself as the limit of it. How to spin inside while the world is sleepwalking.

How to build bombs while the Cat Empire sings:

«  How to explain?

Something makes me howl

And shiver to the core

Ah outside if it was raining

Then inside there’d be a storm

We’ve got a pair of hands for climbing

And a pair of knees to spring

And a pair of lungs to sing

And these simple chords

That say: music is the language of us all  »

Pas mon truc

Publié: 30/04/2011 dans Poésies, Réflexions

J’ai demandé à boire dans les bars de nos villes,

Ça m’a coûté quelques, euros, quelques pesos, quelques roupies.

J’ai bu tout mon saoul, j’ai roulé ma bille

Je croyais prendre la bouteille quand la bouteille m’a pris

J’ai longtemps fait partie de ceux qui grognent quand ils roupillent

J’avais ces idées claires que je noyais dans l’oubli

J’ai passé la gamberge sur les berges de ma vie

En regardant passer les merveilles et les navires.

Puis j’ai sauté dans le courant

Les deux pieds en avant

Et j’ai nagé dans les remous

Dans l’eau dont j’avais oublié le goût.

J’ai troqué mes heures au troquet

Contre du temps qu’on ne voit pas passer

Je voyais sur le quai

Le spectacle absorbant,

Le manège obsessionnel

Des choses et des gens.

J’ai pris le vent.

Je l’avais respiré longtemps

Celui des histoires folles des comptes et des légendes

Des romans qui font que j’ai choisit le mouvement.

J’ai demandé à voir un soir sur la rive

Ça ne m’a rien coûté en soi, soit à peine un sourire

Et j’ai rit des nouveautés que me tendait la vie

Comme je ris aujourd’hui de ce passé placide.

On m’a proposé de rester, j’ai été amené à dire :

« les pantoufles, c’est pas mon truc,

même si j’aurais bien voulu

le mouvement est un toc

et là j’entends que le tic-tac

est revenu. »

Le temps disparaît quand on choisit l’alternative.

Il sait se faire le frère des danseurs qui gitent et qui girent,

Qui ne marquent pas les temps de leur déséquilibre,

Et dont les pas, pour autant, ne les mènent pas à la dérive.

J’ai donc tiré un trait sur ma jeunesse Sardine

Sur les boites où à l’entrée, les videurs décapitent

C’est pas la peine de prendre ta tête pour dix heures de lobotomie!

C’est pas la peine de s’prendre la tête pour la social-économie!

Je donne ma préférence à l’experience, et la routine :

Je la balance, je m’en balance, je commence à peine à vivre!

J’mélange le tout et maintenant avec du petit à petit,

Et je fais mes premiers pas dans la peau d’un Homme libre…

La Guillotine

Publié: 01/11/2010 dans Poésies, Réflexions

Au coin de la rue, tout gris tout grand,

On fait un sacré raffut là dedans.

Les escaliers montent et descendent

des gammes de produits

entre cravates et talons aiguilles,

Les cafés-clopes sont marc et cendres.

Et mare d’attendre!

tous les soirs la même heure,

le gong semi salvateur,

Pendant qu’on baigne dans

cette marre de sang !

Sang des sourires francs

auxquels on a coupé

Têtes et raison d’être

à l’entrée du bâtiment.

Les portes décapitent à la pelle

les regards honnêtes et les rires.

 

Restent les souvenirs des bons moments

Pour hanter tout le jour durant

Les pilotes d’ordinateurs

Les chauffeurs de photocopieurs

Les tristes, pas méchants,

employés du crédo

«l’argent c’est du mauvais temps»

et faut il en avoir, pour avoir ce qu’il faut ?!

Enfin pensez vous qu’on leur rende?

Leurs yeux rêveurs et leurs dents,

leurs charmants zygomatiques

qu’ils étirent, en élastique,

chaque soir, chaque mi temps.

 

Couic!  fait l’élastique qui claque

Plouf! fait celui qui se détend.

Il souffle son dernier nuage

Et nage dans le courant

du métro qui emporte les gens

dedans, il n’écoute rien.

Mais c’est fou ce qu’on y entend

surtout les avis sur la vie, des gens.

Ils changent à chaque fois, tellement,

qu’il se surprend, lui,

à faire le point sur la sienne, de vie.

 

Il est ce métro qui va et qui vient

Il est ces escaliers qui montent et redescendent

Il est cette cravate qui l’étrangle et le retient

Au col de sa chemise blanche

Au col des montagnes ! soufflé par le vent

jusqu’au bord de la mer au revers de sa manche

Au travail pour un salaire! et un sale air pour les vacances…

 

Thought of a Friend

Publié: 09/10/2010 dans Réflexions

Mon esprit vogue vers le souvenir d’un sourire, de quelques mots échangés ou d’une étreinte et emporte mon cœur vers ces coins protégés de ma mémoire éteinte.

Je vous garde bien au fond de moi dans un jardin secret ou il fait bon de côtoyer le passé. Vous êtes les plantes que j’y cultive, les baies que j’y cueille, le miel et la sève que j’y récolte.

Vous évoluez sur un fond sonore jamaïcain, une valse de Brel aux milles temps et tambours frappant nos tympans. Vous dansez avec mon humeur comme on danse avec un fille qui vous dévore des yeux. Vous lui faites oublier qu’il existe un espace extérieur a ce cocon de chimères. L’aimez vous du même amour qui l’endort et la rend plus forte qu’elle ne saurait l’être?

Vous êtes une onde, une seule, dans cet oasis. Vous faites naitre la vague comme vous l’apaisez. Vous êtes ce chant d’oiseau qui siffle dans mon vent ou mes branches. Vous peuplez, au même titre que d’autres, cette petite clairière paisible.

Vous êtes cet écho unanime qui fait naitre mes mots.

J’espère pour autant ne pas vous déposséder de votre personne. je n’aspire pas non plus a en faire partie, je me reconnais déjà en chacun de vous. Au travers d’expressions, de manies, d’agissements ou de gouts, nous nous ressemblons l’espace d’un instant. Nous sommes tous plus ou moins perméables a cette contagion mutuelle qui nous fait évoluer a mesure que nous enrichissons nos espaces intérieurs.

Et ce n’est qu’une question de mots pour que ce qui transporte mon cœur transporte le votre. Encore une fois, je vous aime comme on aime un Ami.

Clair-Obscur… Obscur

Publié: 03/06/2010 dans Poésies, Réflexions

Passer,

Le plus clair de son temps

Dans l’obscurité

À vêtir d’encre noire

Des pensées pas très claires

Dans sa tête, et s’attendre

À trouver la réponse

À force de réflexion

Sur l’humanité

Bercée, dans les bras de Satan

Couverts du sang de Morphée.