Archives de la catégorie ‘Uncategorized’

 

Sure as I need charms to tempt me,
I need new chains to break free
Love for an instant, then be gone for a while
Marvel, run, run and hide, alike the cancer from the tide

Because away from all of what’s consistent and real
Is a place for innocents who bent life to their will,
A mind-crafted garden letting rivers of wine
Flow down to ones’ throat and reveal him the child

As my inner garden gave me these grapes to feed
I grew forever young by the rivers’ stream
I danced upon bridges over the flowing wine
Drowning my memories, scaring me just fine

Sure as my head was to lose the memories
I planted in my mind a forest of ideas
Some growing fast and sharp, others slowly wide
All branches intertwined by my poetry’s vine

Then I left the garden, seeking for relief
Brought along nothing but a single maple leaf.
Still I return and take a sip, every once in a while,
Of this wine that made me sick, as it made me free and wild.

A place where one is being held free might be no place for exile

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gâteau du dimanche

Publié: 13/01/2012 dans Uncategorized

Quand les gros endimanchés mangent des grosses parts de gâteaux qu’ils n’ont pas cuit mais dont ils ont prétendument fourni la farine, la levure, le chocolat, le yaourt, ainsi que le four l’électricité et la formation du pâtissier nécessaires à la confection des mêmes gâteux qu’ils bâfrent généreusement…

Quand les gros endimanchés mangent de grosses parts de gros gâteaux qu’ils ne sauraient préparer, c’est humain, c’est pour chier de grosses merdes qu’ils ne sauraient nettoyer.

Premier jour d’école

Publié: 11/01/2011 dans Uncategorized

Levé pour un matin d’école comme à 7 ans… à ceci près que personne, a part mon réveil surnommé «Matin Joyeux», ne vint me sortir du lit alors je que rêvassais les yeux ouverts en attendant qu’il se manifeste. Ce qu’il fit a sept heures. Le soleil était déjà levé. Graciella, ma mère d’une semaine l’était aussi. Elle m’attendait à la cuisine avec une omelette aux pommes de terre et au piment. on s’y fait, même le matin. J’avalai mes oeufs en vitesse pour filer avec Fernanda (ma soeur d’une semaine) sous les aboiements insistants de Chispa, leur chihuahua. Mus par la peur que nous intimait l’animal, nous fermions la porte et courrions rejoindre Aurélien, Violette, Margote, et Yolène accompagnés de leur mères respectives. Ils avaient les yeux tout petits, tout collés du matin. Mais sous l’épais nuage de cils et de bouts rêves qui s’y étaient accrochés, on devinait des pupilles pétillantes de curiosité. C’est que Morelia a de quoi vous chatouiller la rétine su soir au matin. En les voyant tous, je me disais que ça faisait bien longtemps que ces petits là n’avaient pas été accompagnés par leur maman à l’école. Comme a sept ans vous dis-je! Souliers neufs pour les uns, chemise pour les autres, coiffés autant que faire ce peut. Bref en divisant la somme de nos âges par un nombre qui dépendrait de qui serait pris en compte dans le calcul on pourrait sûrement arriver à sept! C’est presque mathématique! Tous montions dans le bus «Routa 1» en payant nos 6 pesos chacun. Tous s’asseyaient à coté de leur mère poule qui a défaut de les avoir pondu les couvaient du mieux qu’elles le pouvaient. Une demi heure plus tard, après les commentaires sur les points de repère aussitôt oubliés, nous arrivions à l’UNLA surnommée : «la Latina».

 

L’impression que nous fit l’université est propre à chacun d’entre nous. Pour ma part je me disais qu’entre ça et aller étudier chez Mickey et ses potes, il devait pas y avoir de grande différence. Je m’explique : les bâtiments se livrent a une rivalité architecturale qui les fait tous plus beau les uns que les autres, et c’est pas fini. ça peut paraître comme de la simple brique rouge entassée en salles de classes, bibliothèques et escaliers mais, Dieu me les coupe, -merci mon Dieu- ça en jette un max! Mise à part la fantastique organisation de tous ces bâtiments en différents centres d’études tous plus attrayants les uns que les autres, la magie se manifeste de deux manières : par l’intégration plutôt réussie au paysage de tout ce complexe estudiantin et par la vue imprenable, sur la ville et son garde-fou montagno-verdoyant, que l’on a du dernier étage où, justement, nous assistions à notre premier cours.

 

On nous présente en souriant. On rit aussi dans les classes,  parfois parce qu’on a compris la drôlerie, parfois parce qu’on ne comprend rien. Le rire de nos camarades sait arracher un sourire au plus caustiques d’entres nous. Les matières ont l’air sérieuses et l’ambiance plutôt détendue. A midi, après une brève réunion de présentation de l’université et de son corps administratif dédié aux échanges universitaires en compagnie de Leslie qui nous vient de Toulouse (pour étudier la communication à l’UNLA de janvier à mai) nous coupions à travers champs pour rejoindre le lac du campus puis retournions nous nous perdre entre les briques du savoir.

 

Adriana, notre coordinatrice, nous aida ensuite a choisir trois matières supplémentaires, nous atteignions donc un volume horaire hebdomadaire de 24h (soit une journée complète répartie en 4 jours, libre-mercredi oblige) avec pour ma part :

-administration de personnel

-marketing produit

-droit international

(voilà pour les obligatoire barbants, suivit du fun : )

-condition humaine

-développement durable

et

-relations internationales…

 

Afin que vous saisissiez l’ampleur du désastre il faut que je vous raconte la longue pause qui dura de 2 heures à 7 heures du soir durant laquelle nous trouvions la caverne d’Ali Baba en plein coeur de Morelia (blâmons ici Adriana sans qui rien de tout cela ne serait arrivé) : Un appartement immense dont la surface est doublée en terrasse/toit. 4 grandes chambres prêtes à nous accueillir autour d’un -je cite- bête de salon!

 

L’horreur se poursuivit à notre retour à l’université ou un miel sirupeux coulait derrière les collines amorphes qui encerclent la ville. Le soleil le cassait doucement la gueule pendant que nos pas nous guidaient jusqu’à notre prochain cours en passant par Andy qui peut-être nous invitera a son anniversaire d’ici quelques semaines. Mais ceci est une autre histoire…

 

supposant une curiosité de la part des lecteurs, l’auteur se fait ici un devoir de plier à leur réclamations muettes pour ne pas dire inexistantes… pour les ingrats mangeurs d’oranges en sauce à l’ail et au chèvre frais, passer directement au paragraphe suivant.

 

Bon d’accord, mais rapidement alors! Andy est folle, donc de sexe féminin, étudie la communication à l’UNLA, est prof de Tae Kwondo de l’autre côté de la ceinture de cailloux du bled ou elle a grandit toute sa vie et a de la famille en France. Ce petit corps à l’esprit dérangé mais pas moins sympathique semblerait nous avoir trouvé à son goût le temps d’attendre notre cours du soir.

 

Ne jamais crier apothéose tant qu’on est pas couché! et encore, on exclurait la possibilité de faire de beaux rêves et de se réveiller au mieux de sa forme…

Bien que le premier cours de Développement Durable ait été une réussite mirobolante qui, je l’espère, saura se répéter au long du trimestre; je me le garde pour plus tard et enchaine directement sur mon retour à mon provisoire mais pas moins douillet «chez moi». Comme à son habitude Graciella, de peur que je ne dépérisse de maigreur me fit avaler -littéralement- monts et merveilles puis mit un terme au blabla politique que j’entretenais avec Jaime, le père de famille, et son fils homonyme pour m’emmener fêter les rois chez sa soeur. J’y retrouvais des visages des premiers jours et en apprenais quelques nouveaux. Les noms c’est juste trop dur.

Leurs règles sont bien différentes des nôtres : chacun coupe sa part dans le pain fourré au raisin sec qui fait ici office de galette. Les fèves sont innombrables. Le but du jeu est de NE PAS avoir la fève, ni de la découvrir de sa chape de pain (quand bien même la majeur partie du poupon de porcelaine miniature serait encore plantée dans le pain commun). Chaque perdant invitera les autres a manger des tamales le 2 février prochain. Les tamales sont des plats a base de maïs et d’autres choses (viande, pois, sauces…) emballés par portions dans des feuilles de maïs. On en trouve aussi dans le nord de l’Argentine.

L’ambiance familiale était bien sur tout ce qu’on fait de plus agréable en particulier les sourires des deux oncles qui s’efforçaient a me faire rentrer dans la tête le nom d’une demi douzaine de peuples indigènes et de dialectes en fonction de leur situation géographique. J’abandonnais vite et me réfugiais derrière la Super Nes dans la cuisine avec le reste des jeunots (de 8 a 26 ans) où nous nous passions la manette à chaque fois que Mario disparaissait de l’écran en clignotant. comme à sept ans…

 

Avant dernier jour avant le grand départ. Le vrai départ. Pas le départ avec un stop ici ou là… Pas le départ ou un univers plus ou moins connu m’attend à l’arrivée… c’est LE départ. D’ici deux jours je quitterai mon manteau, mes gants et mon bonnet anglophones pour des lunettes aux verres teints, un short et des petits souliers aérés qui chantonneront cette langue ensoleillée. La musique à nouveau. La musique de nouveau. L’accent saccadé de la pointe sud du continent Nord Américain. Adieu les mondanités, bonjour la franchise pure et directe. Adieu ma chère famille, Bonjour les étrangers. Adieu mon doux foyer, bonjour l’itinérance de quelques jours avant 6 mois de sédentarisation et d’indépendance!

Je vous raconterai la cuisine, New York m’attend. La neige commence à fondre et mes yeux ont soif de coca-cola grandeur nature. Il est temps pour moi d’aller réveiller la marmaille à grands coups de pancakes, bagels ou burgers pour les plus ambitieux de ce grand rêve américain :

«Get Fat or Die Trying» (50 cent était si près…)

Bruxelles

Publié: 31/12/2010 dans Uncategorized

Du haut du mont des Arts

Je suis tombé en Amour

De Bruxelles ou par hasard

Je me trouvais en ce jour

 

Entre deux lieux de pouvoir

Le parc royal m’a fait la cour

Des bassins au balançoires

Sous la neige de velours

 

Nous ne durâmes qu’un soir

Ce qui en soit est plutôt court

Pour appeler ça une histoire

Enfin…

Bruxelles valait le détour.

 

Gibier de Panthère

Publié: 29/11/2010 dans Poésies, Uncategorized

Qu’aurait-elle fait de ses nuits

Que la Lune lui a volé

Alors qu’elle était tapie

Au creux de l’obscurité?

Tantôt lovée, parfois blottie

Pourtant tout sens affutés

La panthère s’est endormie

Pour un cauchemar à chasser.

 

Surement qu’elle aurait bondit!

Sur une proie ou sur un songe

De ceux qu’on attrape au lit,

Que l’on déguste, dévore et ronge.

En prédateur de l’esprit

Panthère porte des lunettes

Se cultive et se nourrit

De livres et de cueillette

 

Qu’aurait elle fait? qu’aurait-elle pu?

Pour changer son quotidien

L’aurait elle même voulu

D’être animale parmi les siens

Eux qui férocent, eux qui se ruent…

Eh bien à chacun ses moyens!

Panthère délire le soir venu

Au souvenir de ses bouquins.

 

Jamais deux sans trois la troisième fois sera chez moi. Plus le temps passe et plus j’ai envie de rentrer. Moins j’ai envie de terminer mon travail au CEDEPO, la terminaison engendrant une fin. Je n’aime pas la fin. J’en ai pris peur. Je pars vaincre cette peur Lundi. Dans quelques heures nous serons Mercredi. Si je rentre je ne veux pas repartir tout de suite. Je voudrais passer du temps avec les miens. Ils ont vécu des moments difficiles et j’ai manqué à l’appel de mon petit frère. En perdant Plume, il perd deux fois trop. Et sait tristement qu’il faudra un jour compter jusqu’à trois. Je veux rentrer. Rentrer pour ne plus y penser. Pour le voir, ce manque rongeant les 40 ans de mon père, les souvenirs de ma mère, l’enfance de Jazzy et l’innocence de Jules.

Un seul s’en est réjouit. Ça fait toute une vie qu’il l’attend. Il en a les babines baveuses, l’œil coquin, la canine truande, le poil rasant de plus belle, les épaules roulantes et le crâne plus osseux que jamais. Choum rembobine sa langue pour lui rentrer dans le tas. Elle a apporté des caresses et des mandarines (truc de filles), et sa gueule de vieille mémère, médaillée d’or devant ses concurrents Mexicains à l’épreuve de la sieste aux jeux Canolympiques. C’est vous dire si ça lui fait plaisir. Elle a gardé ses machins poilus qui lui pendent de part et d’autre du museau. Ça va mâchouiller pense-t-il. Et ça machouille.

Fatiguée, elle décide de se faire une ‘tite sieste, l’histoire de tester le nuage. Restée jeune fille de bonne famille et contagieusement paresseuse, elle ne demandera pas à Choum s’il a appris à nager. Lui, con, mais seulement pour de faux, ne lui dira pas qu’ils sont hauts, très hauts dans le ciel, par respect pour son vertige.

Jazzy, poète et rêveuse inspirée, se demande qui est ce petit brun avec la vielle. Elle ne l’a jamais vu mais il lui semble le connaître. Elle s’est réveillé avec une musique en tête et en traduisant du chien au français, les premiers mots de la chanson donneraient : « Toi le frère que je n’ai jamais eu… »

L’heure est venue de dire adieu au meilleur gardien de foot-jardin que Collonges ait jamais porté. Aux courses lentes. Aux marrons et aux noix dont la moitié est désormais laissée aux écureuils qui la narguaient à la course sur muret, sans ignorer les dangers du Quart d’Heure du Chien Fou. À la patience et au calme que n’a su vaincre que la solitude : Ne t’égosille pas vielle sœur : tu n’es pas seule.